Après un réveil difficile et un départ en retard et en catastrophe, toute notre petite troupe s’est retrouvée au Grand Palais. Là-bas, le niveau de sécurité est impressionnant : horde de policiers, présentation de la carte d’identité, fouille au corps, passage du portique métallique.

 

Une fois toutes ces formalités effectuées, nous avons enfin rencontré le groupe d’Horizon à leur stand. Ils nous ont briefé plus précisément sur leur projet et nous nous sommes disséminé dans le Grand Palais, à la recherche de quiconque acceptant de répondre à notre questionnaire. Ce faisant, nous en avons profité pour visiter de nombreux stands et discuter avec des visiteurs ou des représentants d’ONG ou d’entreprises.

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Il est temps de vous donner quelques précisions sur l’exposition du Grand Palais. Baptisée « solutions COP21 » elle a comme objectif de montrer à un large public les différentes solutions et innovations pour lutter contre le dérèglement climatique. Elle regroupe ONG, grandes entreprises, scientifiques et même quelques artistes. Ainsi, une délégation de Nouvelle-Calédonie côtoie Coca-Cola, Tesla, Evian, des entreprises de recyclage, ou encore L’Oréal. On se retrouve pris entre véritable sensibilisation et green-washing.

 

Le public du Grand Palais ne ressemble que peu à celui du Bourget. La moyenne d’âge est globalement plus élevée, les gens paraissent beaucoup moins informés et surtout, l’envie d’échanger et de partager que nous avions ressentie au Bourget est beaucoup moins présente.

 

Une fois notre tâche accomplie au Grand Palais, nous avons pris le chemin de Montreuil, où se tient le « sommet citoyen pour le climat ». Malheureusement, nous n’avons pas eu le temps de flâner à travers les nombreux stands, car comme d’habitude, nous étions très très en retard dans notre programme. Notre objectif n’était pas le sommet pour le climat, mais des ateliers tenus dans un appartement à quelques rues de là, dans le Creative Space « Ici Montreuil ». Ces ateliers étaient tenus par le groupe « POC21 » : un groupe constitué de jeunes designers, ingénieurs, artistes et entrepreneurs, qui ont développé différents projets visant à former une société plus durable. Voici quelques aperçus de chacun de nous sur différents ateliers :

 

-la ShowerLoop : c’est une douche qui recycle l’eau pour n’en utiliser que 10 litres. On nous a montré comment fonctionne le circuit électrique qui permet de passer en mode « loop » après avoir pris 10 litres d’eau du robinet pour faire passer l’eau dans un filtre. Les inventeurs de cette douche nous on expliqué le système compliqué de valves et de capteurs qu’ils ont mis au point pour que l’eau passe à travers le filtre, et nous ont parlé aussi un peu du filtre. C’était un peu dur à suivre mais très intéressant !

 

-le générateur solaire Sunzilla : Un groupe de jeunes dynamiques de Berlin qui ont élaboré un système de production d’électricité solaire open source. Le générateur Sunzilla a l’avantage d’être transportable facilement, modulable et relativement facile à construire soi-même. Des panneaux photovoltaïques transforment les rayons solaires en courant électrique qui est stocké dans des batteries. Le système permet alors de fournir de l’électricité pour charger smartphones, ordinateur, frigo ou autres appareils… Durant l’atelier, nous avons participé à la réalisation d’un système en soudant les câbles qui permettent de connecter les différents modules du Sunzilla. Parallèlement, cet atelier nous a permis de rafraîchir et d’appliquer nos connaissances de physique. On est soulagé de savoir qu’il existe en effet des applications réelles des cours théoriques de l’EPFL !

 

-My Food : My food est un projet qui permet de faciliter la production locale de nourriture chez les particuliers. Il est divisé en quatre phases :

  • la première phase est le paillis qui consiste à recouvrir le sol avec du bois organique broyé afin de le nourrir,
  • la seconde phase est d’enterrer des rondins de bois pour augmenter la productivité des plantes,
  • la troisième phase est l’installation d’une serre,
  • la quatrième phase est l’aquaponie verticale.

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L’aquaponie consiste à utiliser les excréments de poissons comme engrais pour les plantes. Et verticale car les plantes poussent de façon verticale grâce à un support ce qui réduit la surface de sol nécessaire à leur culture. L’eau des poissons est puisée dans l’aquarium, rependue sur les plantes goutte à goutte depuis le plafond et récupérée pour être réintroduite dans l’aquarium. C’est un circuit fermé qui permet d’économiser l’eau et d’avoir un apport naturel de nutriments.

L’équipe de My Food a réussi à optimiser l’espace ; il ne faut que 24m2 pour nourrir une famille de 4 personnes. De plus, le potager demande peu d’entretien, seulement 20min/jour. Qui veut se lancer dans l’aventure?

Cloé Keller, Amandine Vallotton