Jeudi 3 novembre, après une première soirée calme la veille où l’on a pu nous installer au Domaine Tarik (chez mon père), nous nous réveillâmes avec l’objectif de mettre en place notre programme pour le séjour au Maroc, mais également de contacter les responsables de l’organisation de la COY12 (qui débute le vendredi 4 novembre).

Andrea ayant reçu un retour par mail, nous savions que l’on avait une heure de Workshop allouée pour nous le samedi 5 de 14h à 15h. Déçus alors par le manque de créneaux horaires destinés pour nous, notamment au vu de l’effort fourni pour préparer le Workshop, nous nous sommes donnés pour mission de demander des créneaux horaires supplémentaires et nous voulions être au clair en ce qui concerne la logistique de l’événement et le matériel que l’on aurait à disposition.

Après une matinée durant laquelle nous avons imprimés l’ensemble des mails entre Andrea et les organisateurs de la COY, nous nous rendîmes chez ma mère pour un tajine aux pruneaux que l’on recommande aux fins gourmets. Par suite, nous avons trouvé dans l’un des mail le numéro de téléphone d’un des organisateurs, monsieur El Otmani. Nous l’avons donc appelé et il nous donna alors rendez-vous vers 18h, lui qui était alors dans un train partant de Rabat, il était 13h30 à ce moment-là. A 14h30, on prend la direction de la Faculté des Sciences et Techniques de Marrakech, où aura lieu la COY12. Sur place, nous nous mîmes à la recherche d’un responsable de l’organisation de la COY afin d’avoir plus d’informations. Après 2/3 questions, nous rencontrons Yassir qui nous a donné des informations assez pratiques, notamment concernant les salles mises à disposition pour pouvoir animer un Workshop avec une présentation PowerPoint, les lieux où nous pourrions avoir un stand d’information ; c’était l’occasion de nous familiariser avec le lieu.

Il est 17h30, après un passage à la palmeraie de Marrakech et un coucou aux dromadaires, nous prenions alors la direction de l’Ouest de la ville, quartier de Targa où le CNSS (polyclinique et centre de vacances) allait devenir le lieu d’une rencontre qui allait alors changer notre programme de manière considérable. A 18h15, nous rencontrons, à l’entrée du centre, Hatim El Otmani, l’homme que l’on a contacté après le tajine ; il nous invite alors à le rejoindre autour d’une table et une séance de discussions ou plutôt de négociations commença. A 19h15 et après une heure où ce monsieur a fait usage de toutes ses compétences diplomatiques, nous avions notre programme pour la COY12. Nous aurons ainsi un stand le vendredi de 14h à 18h et le dimanche de 14h à 16h ; nous animerons le Workshop le samedi de 14h à 15h et le dimanche de 9h à 11h. Très satisfaits, nous primes alors la direction du Domaine Tarik, avec des chawarmas (sandwichs d’origine libanaise).

Par ailleurs, d’autres surprises ont animé notre première journée : Ma mère nous a donné un contact pour pouvoir visiter une des deux STEP de Marrakech. En ce qui concerne la COP22, j’ai pu contacté ma tante qui a parlé à une de ses amies, travaillant pour l’organisation de la COP, avec l’espoir d’obtenir des accréditations et d’en savoir plus à propos de la zone verte de la COP (nous sommes toujours dans l’attente d’une confirmation qui nous donnerait accès à la COP les mardi 8 et mercredi 9 novembre, une confirmation qui ne saurait tarder, selon l’amie de ma tante). Enfin, ma mère nous a proposé de faire une conférence sur le changement climatique dans l’école supérieure où elle enseigne ; après mûre réflexion, nous acceptâmes ce défi inattendu, nous allons donc faire une conférence destinée à des étudiants de l’école supérieure de commerce de Sup-Do-Co Marrakech (dans laquelle ma mère est professeur de droit), une conférence qui aura lieu le lundi 7 novembre à 18h et que nous avons déjà commencé à préparer.

Il est 23h15, après cette journée exténuante, durant laquelle nous avons parcouru des dizaines de kilomètre en voiture (Marrakech est une grande ville), le soulagement et la joie de pouvoir réaliser un projet ambitieux dans un lieu bien différent de notre habitude de vie en Suisse (sauf pour moi, originaire de Marrakech) nous donnent le sentiment du travail accompli mais aussi de la motivation pour pouvoir aller à la rencontre de marocains et de jeunes engagés pour le climat, venus du monde Entier.

Marrakech s’est mise en mode COP22, les drapeaux marocains et les affiches de la COP fleurissent tous les boulevards principaux de la ville, on sent que l’aventure COY12 / COP22 est lancée !

 

 

Mehdi Tarik