A l’ère de la start-up, l’heure est à l’innovation. Principalement dominé par la création de nouvelles technologies et d’outils informatiques, le monde de la start-up s’ouvre aussi aux projets environnementaux, ce qui en séduit plus d’un. Thomas, Nicolas et Mélodie ont tenté l’aventure avec leur start-up Légumes Perchés. Témoignage entre désillusion, persévérance et passion.

Thomas, étudiant de Master HEC, et Nicolas, étudiant en Sciences Politiques accomplissant actuellement un Master en Durabilité à l’Unil, sont les instigateurs du projet. Ils se sentaient concernés par la pression qu’engendre l’environnement urbain, par les longs trajets que parcourt notre nourriture et par le gaspillage de cette dernière. Ils ont eu alors envie de créer une start-up visant à rapprocher les citadins de leur nourriture par la promotion de l’agriculture urbaine. C’est par une connaissance commune qu’ils ont rencontré Mélodie, étudiante en Bachelor de Sciences et Ingénierie de l’Environnement ici à l’EPFL et qui rêve de voir tous les toits recouverts de verdure. Les trois compères se sont vite très bien entendus et ont décidé de s’associer. Au fil des recherches, des rencontres et des accélérateurs de start-up, leurs idées se sont précisées. Outre l’agriculture urbaine sur les toits et au sein des campus universitaires, leur projet est de promouvoir l’aquaponie, qui allie la culture de plantes à l’élevage piscicole. Malgré les conseils et les soutiens, l’évolution d’un tel projet demande beaucoup de temps et d’efforts. La progression se jalonne de périodes de ralentissement et de stagnation. Il leur a fallu rediriger leur projet à plusieurs reprises. A louvoyer d’un conseil à l’autre ils se sont rendus qu’à écouter les échos des autres, on change sans cesse de direction et on stagne. Ils ont donc décidé de se lancer et de se confronter au réel : ils viennent de débuter la mise en place de leur propre production aquaponique.

A présent, la start-up s’est muée en association. Ce nouveau statut nécessite moins de moyens financiers et convient mieux à un projet comme celui-ci qui ne consiste pas en un produit qui peut être directement vendu sur le marché. Ce changement leur offre également un rythme d’activité plus compatible avec les études et leur permet d’agir sur le campus en profitant des ressources étendues qui sont à dispositions, notamment les laboratoires et l’expertise des professeurs.

Car il ne faut pas oublier que les trois jeunes entrepreneurs sont toujours étudiants, ce qui parfois les restreint et les freine. Il leur arrive souvent de devoir choisir entre se consacrer à leurs études ou à la start-up. Leur programme bien chargé est un travail d’équilibriste pour jongler entre ces deux activités. Heureusement, au-delà des difficultés, de la fatigue et des découragements passagers, il y a une passion. Celle-ci leur donne la motivation nécessaire d’avancer, surtout que ce projet leur permet d’acquérir énormément d’expérience et de mettre en pratique ce qu’ils apprennent au cours de leur études. Persévérance et bonne humeur sont leurs maîtres mots.

Alors, à quand des toits croulant sous la verdure des courgettes et autres solanacées ?

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Alexis Baron