Alors que de plus en plus d’agriculteurs se convertissent à l’agriculture biologique et que la population accorde une attention toujours plus accrue à la qualité des aliments qui finissent dans son assiette, le bio est bien souvent au cœur des discussions et de l’actualité. Et ce encore plus au sein de notre domaine d’étude. La venue de Pascal Olivier, ingénieur agronome de formation et actuellement responsable de l’antenne romande de Bio Suisse, était attendue avec un grand intérêt de la part des étudiants, comme en ont témoigné leurs nombreuses questions.

       

        Avec sa bonne humeur et son énergie, Pascal a vite su capter l’attention. Fondée en 1981, Bio Suisse est la Fédération des entreprises agricoles biologiques suisses. Elle a créé la marque protégée Bourgeon qui sert de label pour la plupart des produits issus de l’agriculture biologique vendus en Suisse. Actuellement, plus de 900 entreprises agroalimentaires ont conclu un contrat de licence avec Bio Suisse, ce qui explique l’expansion du logo en forme de bourgeon sur nos produits alimentaires. Toutefois, les supermarchés ont tendance à vouloir créer leur propre marque, telle que Migro Bio ou encore Naturaplan pour la Coop. Cela transcrit probablement la volonté des supermarchés de s’affranchir du label Bio Suisse, mais celui-ci tiens bon.

       

         L’objectif de Bio Suisse est de proposer des produits alimentaires, fruits, légumes et autres, provenant de l’agriculture biologique sans l’usage de produits de synthèse mais pas seulement. Bio Suisse c’est aussi une philosophie. Par exemple, comme nous l’a raconté Pascal, un yoghourt au fraise de la marque Bourgeon ne contient ni additifs ni exhausteur de goût. Cela vient de l’envie de Bio Suisse d’offrir des produits aussi naturels que possible.

       

         Une question qui tarabustait fort nos esprits d’ingénieurs a enfin pu être posée : pourquoi donc les produits bio sont-ils emballés séparément dans du plastique ? En effet, cela semble aller à contre-sens des valeurs de Bio Suisse. Grâce à Pascal nous avons l’explication et la raison est simple, cette mesure est là pour éviter que les commerçants mélangent des produits bio à du non bio pour la fraude ou par facilité. Il est important pour Bio Suisse de garantir au client l’origine de ce qu’il mange.

       

         La présentation a eu beaucoup de succès, entre autres en raison de l’actualité du sujet, et plusieurs étudiants ont poursuivi la discussion avec Pascal de façon informel. Lui-même a été heureux de cette rencontre. Nous le remercions chaleureusement.

Alexis BARON